Le blog des Loisirs du CSC Caluire
- Scrontch… scrontch… Tiens, viens voir, Gillou, y’a le match qui va commencer. Ton papa est dans la cage et le mien est… sur le banc.
- Peux pas venir, j’ai pas fini de préparer mon premier sandwich au saucisson, fromage, pâté, chips et cornichons. T’aurais pas vu la mayo ?
- Je l’ai terminée quand je me suis fait l’apéro avec le jambon et les cahouètes. Tiens, passe-moi le coca.
En cette douce soirée de la fin du mois d’avril le plus chaud depuis l’année 1900 (véridique !), et sur un terrain plus sec que la plus sèche des saucisses Justin Bridou, notre joyeuse bande de footballeurs caluirards entamait sa partie contre l’équipe de la Porte de l’Ain.
A onze mais sans remplaçants, avec l’apport précieux de Didou au milieu et Loïc dans la cabane, les bleus de Caluire, à l’image des Blaugranas qui la veille avaient montré la voie au Bernabeu, faisaient circuler le cuir de manière limpide malgré les conditions de jeu. Aux attaques jeunes et vives de leurs adversaires, ils surent répondre par une solidarité, un placement et une volonté irréprochables.
Et à la suite d’un jeu en triangle initié par Damien sur le côté gauche et un centre au cordeau, Luc ouvrit la marque d’une reprise de volée sur laquelle il peut se vanter d’avoir été Lucky (en référence aux trois rebonds incertains qui permirent au ballon de rentrer au fond des filet).
L’essentiel pour le CSC était alors de maintenir ce résultat jusqu’à la pause. Les adversaires exercèrent une pression qui resta vaine, les Bleus étant prêts, comme le fit Ludo Labourier, à se broyer les reins pour sauver une touche. C’est ainsi que les 22 acteurs purent aller boire un coup sur ce score de 1-0.
- Faut vraiment que je demande à mon père si on pourrait pas prévoir plus de chips et de pain pour la saison prochaine…
- Putain, Yoyo, y’a déjà plus de cahouètes ! J’vais être obligé d’entamer les bretzels !
- Tu peux pas, je les ai bouffés avec le ketchup et le camembert avant d’attaquer l’apéro…
Yvan, le capitaine caluirard et, rappelons-le pour ceux qui l’auraient oublié, le titulaire d’un DESS de PFCS (psychologie fine dans un cadre sportif), sut trouver les mots pour maintenir son équipe dans cet élan et cet état d’esprit. Nabil, probablement fatigué après son entraînement cycliste de la journée en vue d’être au top pour la Madeleine, prit place dans les buts, Loïc regagnant son poste d’attaquant.
La seconde période débuta par un coup du sort : les joueurs de la Porte de l’Ain (ah ! quel beau département !) égalisèrent d’une frappe bien sentie des 25 mètres. Ce renversement prématuré de situation aurait pu déstabiliser l’équipe de Caluire, mais il n’en fut rien.
Face à une très bonne formation adverse, les Bleus ne lâchèrent rien. La paire de stoppeurs du Maghreb – Abdes et Lachemi – fut, à l’instar de Pierre Martinet, parfaitement intraitable, devant un Jean aux aguets. Le côté gauche était dominé par un Ludo Sève au four et au moulin. Le milieu de terrain était parfaitement muselé par un quatuor formé de Damien, Didou, Yvan et Ludo Lab. Quant à l’attaque, elle sut jouer son rôle d’appui et la paire Luc-Loïc se montra dangereuse lorsqu’elle en eut l’occasion.
Nabil sut sortir les quelques arrêts décisifs nécessaires, Yvan dut se remettre d’une lâche attaque du ballon par derrière, et l’ensemble des Bleus dut s’arracher pour finir le match et conserver ce résultat tout à fait honorable. Une collation méritée les attendait dans le local.
- Ah ! enfin la fin du match ! On va pouvoir commencer. C’est que je commence à avoir les crocs, moi !
- Tiens, j’ai une idée. On va installer la bouffe sur la table de façon à pouvoir se jeter dessus les premiers.
- Ok, comme ça je pourrai enfin goûter cette petite mousse de canard qui me fait de l’œil depuis tout à l’heure. Rapproche la moutarde, les chips et le brie que je puisse préparer mes sandwichs à l’aise.
- En attendant, passe-moi le coca. J’ai l’impression que je suis à deux doigts de me faire un petit malaise d’hypoglycémie…
Une pensée pour nos blessés : entre autres Seb et surtout Fab.
Jean