Le blog des Loisirs du CSC Caluire
Quand c’est long, c’est bon !
Vendredi 19 mars, stade Pierre Bourdan, 20h45 : match opposant Vit April à une équipe dont les joueurs ont préféré garder l’anonymat.
La composition de cette dernière équipe laissait pourtant espérer un beau spectacle : R.T. s’essayait dans les buts, affublé d’une tenue qui n’était pas sans rappeler celle de
Jean-Pierre Tempet ou encore celle de Albert Rust
En défense, de gauche à droite, on retrouvait : R.A., P., L.L. et Y.
Au milieu : N., C., Ch. et L.G.
Enfin, en attaque : G. et F.S.
Le match pouvait commencer … et il allait débuter sur les chapeaux de roue ! A la sixième seconde de jeu, G. s’échappait sur l’aile gauche et tirait en position excentrée. Et à la surprise générale, le ballon finissait au fond des filets adverses ! 1-0, tout allait pour le mieux pour notre équipe et on était en droit de se demander si Vit April était un nom bien choisi pour des joueurs si lents à se mettre en action !
Mais hélas, c’était là le chant du cygne des bonnes intentions de cette vaillante équipe… Progressivement, toute cette belle machine se grippa. Le bloc-équipe recula, les duels n’étaient pas joués avec l’agressivité habituelle et finalement c’est la désorganisation générale qui l’emporta. Exemple, sur un centre, L.L. s’adressa à P. en ces termes : « Attention, ça vient ! ». Et le temps que P. se demande si L.L. parlait du printemps ou d’autre chose, l’adversaire avait pris le ballon et l’avait envoyé à quelques centimètres du cadre.
Mais, bien sûr, ce qui devait arriver arriva. Sur une action de toute beauté, coup du sombrero suivi d’une frappe bien placé, Vit April égalisa logiquement. Ce but n’eut pas pour vertu de faire réagir notre équipe. Les joueurs semblaient comme frappés par la peur de réussir une belle passe ou un contrôle correct. Pour couronner le tout, les vieux démons ressurgirent : les langues recommencèrent à se délier. Ce qui eut pour principale incidence de voir F.S. sortir précipitamment du terrain, comme pris d’une soudaine envie de chier. Le repos arriva donc à point nommer pour permettre à chacun de reprendre ses esprits, et à F.S. d’aller aux toilettes…
Allait-on voir notre équipe de vaillants anonymes sombrer corps et âmes ? Allait-on, au contraire, assister à la réaction d’orgueil d’un groupe toujours prêts à se battre jusqu’au coup de sifflet final pour obtenir le résultat convoité ? Seule l’issue de cette seconde période pourra apporter une réponse à ces questions.
Les entrées successives de J., L., V. et F.B. semblaient pouvoir insuffler un esprit nouveau sur le match. Du moins le crut-on jusqu’à la 56ème minute, moment choisi par nos amis pour réaliser ce qui restera comme le seul éclair de génie d’une bien triste prestation d’ensemble. A la suite d’une relance à la main de P., passé dans les cages à la pause, le ballon navigua soudain de façon limpide côté gauche avec un une-deux d’école entre L.G. et R.T. puis circula jusqu’à C. qui repiqua dans l’axe avant d’adresser une superbe ouverture en profondeur vers L.L. parti en trombe de son aile droite pour aller subtilement tromper le gardien adverse d’un tir croisé ! Magnifique ! 2-1, les mouches allaient-elles changer d’âne ? La cabane allait-elle tomber sur le chien Vit April ? Y avait-il un cochon dans le maïs de l’équipe orange ?
Hélas, notre équipe ne sut pas faire fructifier cet avantage. La désorganisation, le manque de gnac et les maladresses régnaient en maîtres dans nos rangs. La sanction ne se fit pas attendre : sur une action où Vit April attaqua en nombre, les joueurs parvinrent à égaliser à 2 partout. Dès lors la fin du match ressembla à un chemin de croix pour notre équipe, incapable de jouer dans le bon tempo. Les joueurs étaient mal placés, ils étaient fébriles techniquement et ils ne se trouvaient pas, sauf sur cette action mémorable où L. dégagea la balle d’un vieux pointu des familles… sur le nez de L.L. qui passait par là ! Résultat : un nez cassé et un ongle incarné. Quand ça veut pas, ça veut pas…
Néanmoins (désolé pour le jeu de mots L.L. !) nos amis anonymes parvinrent à conserver ce résultat jusqu’aux trois coups de l’arbitre. C’est bien le mieux qu’ils pouvaient espérer d’une partie qui ne restera pas dans les annales. Tout le monde rentra alors aux vestiaires, les joueurs, mais aussi L.T. venu porter sur son équipe un regard neuf, prirent une douche froide (sans jeu de mots cette fois). Puis les maladresses continuèrent, R.A. mit les chaussettes de G. dans son propre sac, Ch. glissa discrètement un slip sale et troué dans le sac de J., etc. Seules les canettes de bière ne furent heureusement pas renversées par terre. Il y a quand même des choses avec lesquelles il ne faut pas rigoler !
J.